Récolte du miel chez Gilbert

Par François Gireau

Nouvelle et dernière visite de l’année chez Gilbert à l’occasion de la récolte de miel.

Cet été, Gilbert m’avait proposé de venir assister à la récolte de miel chez lui. Et j’avais bien sûr accepté avec il faut bien l’avouer, beaucoup d’enthousiasme.

Donc, lorsqu’il m’a appelé courant septembre, j’ai répondu présent aussitôt.

Rendez vous fût donc pris et nous voici, Jean Louis étant de la partie, arrivés au jardin de Françoise et Gilbert.

Tout d’abord, il faut savoir que notre apilosophe ne récolte qu’une hausse à la fois. « A chaque jour suffit sa peine » n’est ce pas ?

Alors, avec Gilbert, la récolte se fait en deux temps. La veille au soir de la récolte proprement dite, il dépose sa hausse du dessus, juste le temps d’intercaler une mini hausse ( environ 10 cm ) vide. La conséquence de cet acte est qu’en une nuit, les abeilles quittent la hausse du dessus et redescendent dans le reste de la ruche.
Si bien que lors de la récolte du lendemain, la hausse à récolter est quasiment désertée. Et donc, après quelques coups d’enfumoir, il ne nous restait plus qu’à prendre la hausse et à l’emmener dans le but de l’extraire.

Et nous voilà rendus dans sa cabane qui lui sert de labo. Alors comme matériel : foin de bac à désoperculer, d’extracteur, de filtres divers en chaîne et de maturateur comme on peut en rencontrer chez les apiculteurs classiques.
Ici, il y a un couteau et une spatule pour détacher les gâteaux de cire, une bassine et une cuillère en bois pour écraser lesdits gâteaux, une deuxième bassine placée sur un plan incliné et qui est trouée du côté bas sur laquelle on place le mélange cire-miel et un seau muni d’un filtre qui récupère le miel.

Et comme, le miel est extrait dans la demie heure qui suit la récolte, celui ci est encore à température de la ruche donc à l’état liquide et donc est filtré en quelques dizaines de minutes.

Avec cette méthode, vous n’avez plus qu’à le mettre en pot directement pour les futures dégustations.
Et je peux vous affirmer que son miel est vraiment excellent. Gilbert avance deux raisons à ce goût et cette saveur exceptionnels.

En apiculture classique, le miel connaît deux oxydants au moment de l’extraction : le fer et l’air. Le fer, c’est le couteau à désoperculer et l’air le fait d’en insérer dans le miel au moment du passage en centrifugeuse.
Avec sa méthode, plus d’oxydation et donc un goût inégalé enfin d’après moi.